On commençait déjà à se frotter les mains, mais il va falloir se résoudre à une augmentation prochaine des taux de crédits en France. D’ailleurs, c’est une question assez sensible à laquelle personne ne veut vraiment répondre. Quoi qu’il en soit, les emprunteurs vont bientôt devoir changer leurs habitudes. Zoom sur cette perspective peu encourageante.

Une perspective qui se confirme

Depuis plus de 3 ans, les emprunteurs français étaient confrontés à des taux de plus en plus bas avec un plancher historique de 2,1 %. Toutefois, les nouvelles tendances laissent croire à une hausse douce des taux d’emprunts, du moins pour les plus grandes institutions bancaires. D’ailleurs, certaines banques ont déjà annoncé de très légères hausses, entre 0,1 et 0,3 point. De plus, on va dans la perspective selon laquelle le prêteur ne négociera plus aucun rabais. On aurait ainsi une sorte de hausse, mais invisible.

Qu’est-ce qui explique ce retournement ?

Ce retournement de situation s’explique d’abord par des critères techniques, car il existe un rapport évident entre le taux auquel l’État s’endette (OAT), le crédit de France, et celui appliqué par la banque sur un crédit immobilier. Si l’on sait que l’OAT est passé à 2 à 0,32 % et que cela correspondait à la chute du taux des crédits, le repassage de l’OAT à 1,32 % laisse croire en une hypothèse d’augmentation. En effet, le mécanisme qui avait conduit à la baisse des taux est en train de prendre le chemin inverse.

En perspective : le nombre de renégociations de crédit devrait se résorber

La tendance actuelle laisse penser à une diminution du nombre de demandes de renégociation de crédits. Durant la période où le taux d’emprunt était faible, on avait assisté à un sérieux engorgement dans l’examen de dossiers pour une renégociation des crédits. Si les taux d’emprunts se stabilisent, les banques pourront souffler un peu et se concentrer sur des crédits beaucoup plus avantageux.